Rocket League : Le Test (1/2)

Beaucoup de monde possède déjà ce jeu. Encore plus le connaissent. Mais tant qu’on y a pas goûté, cela reste difficile de bien en juger l’intérêt, alors je vais essayer de bien en faire le tour !

La première partie de ce test est consacrée au jeu en lui-même, ses qualités, ses défauts… Pour la partie « adaptation », ça sera dans la deuxième partie à paraître bientôt !

 

En bref


  • Catégorie de jeu : Sports – Multijoueurs

    Rocket League
  • Le principe : Un terrain de foot type « futsal » avec des murs de partout, un gros ballon, et des petites voitures que l’on dirige pour mettre la balle dans les buts adverses, de 1vs1 à 4vs4. Boost, saut/double saut et dérapages possibles. C’est simplet, presque du délire de potes qui cherchent des idées à la con… Mais vous allez voir, c’est très loin d’être simpliste dans le jeu !

  • La durée de vie : Je viens de dépasser les 700 heures de jeu… Oui oui, pas d’erreur de typo ! Et je progresse toujours, je m’amuse toujours…

  • Jeu fun ? Jeu intéressant ? Jeu pour l’histoire ? Jeu assurément fun, à faire connecté sur un serveur TeamSpeak/Mumble/Discord avec ses potes et jouer en équipe, jeu à portée compétitive, jeu (très) addictif.

 

 

En détail


Rocket League, au départ, ne m’a pas inspiré grand chose. Enfin si :

 

Je prends un boost avec ma voiture et je vole dans les airs…

– Non, tu ne peux pas, un allemand avec un camion et un poussin sur une antenne te détruisent

– Et bien je repars sur le mur, je contre et… Kamoulox !

Bref. « Ouais, c’est marrant d’avoir fait un foot-voiture, et ensuite ? ». Ensuite, on commence à avoir envie de l’essayer, à force de voir des vidéos du jeu se retrouver sur tous les sites viraux et les réseaux sociaux (Twitter, Reddit, 9Gag, etc…). Surtout que, quand même, certaines actions envoient carrément du pâté par caisses entières ! Ces voitures qui volent dans tous les sens, le côté très nerveux, ça excite comme un gros son Dubstep à 3h du matin (non, j’ai pas passé le virage psy-trance). Mais tout ça fait craindre autre chose : ne pas réussir à pouvoir contrôler la voiture correctement à cause de mon handicap. Enfin, après des semaines d’hésitation j’ai cédé à la tentation et j’ai acheté (hors promotion, soit 20 petits euros) le jeu en me disant : « J’ai 2h pour essayer, au pire je demande le remboursement via Steam ». Grave erreur ! Parce que quand on met le doigt dans l’engrenage, c’est FINI.

 

On commence tout d’abord par les tutoriels : contrairement à ceux de beaucoup de jeux, ceux-ci vont s’avérer utile ! Vu que Rocket League est un OVNI dans le monde vidéo-ludique, il n’y a pas beaucoup de repères et de réflexes qui viennent de son passé de joueur. Du coup, au-delà de nous expliquer comment faire avancer et tourner la voiture (jusque là, ça va), ils vont nous permettre d’utiliser le saut, puis de faire des double-sauts pour aller plus vite, toucher la balle… Ensuite vient le boost, et comment en récupérer. Puis la gestion de la caméra, primordiale pour ensuite être efficace dans le jeu : on peut soit avoir une vue très classique de « vue poursuite » comme dans tout jeu de voiture, soit une « caméra ballon » qui est systématiquement tournée vers la balle, quelle que soit la direction vers laquelle votre voiture est pointée. Ca peut paraître déroutant au début, mais au final on utilise la plupart du temps celle-ci, bien plus pratique ! Enfin, on nous apprend à déraper, et le tutoriel de base est terminé. On nous conseille de balader un peu en mode libre avec la voiture et le ballon : il faut dire que le tutoriel avancé semble un peu trop compliqué de prime abord !

 

On cherche ensuite notre première partie : le 3vs3 est le plus conseillé pour débuter, car avec 2 coéquipiers l’erreur est moins fatale, et il y a plus de mouvement. Et dès la première partie, on s’amuse bien ! Alors oui, on rate la balle, on arrive à mettre un tir à côté alors qu’on était tout seul à 3m des buts, on cherche les boosts sur le terrain… Mais quand on arrive à mettre un but avec un petit flip vers l’avant, on se sent déjà comme un Messi de Rocket League ! Puis on commence à gérer un peu aux cages, on trouve un peu plus instinctivement les boosts… On se dit « ça y est, je commence à savoir jouer ! ».

 

Puis on tombe sur un mec qui utilise Saut+Boost pour voleter légèrement au-dessus de tout le monde pour toucher une balle. Mais sur le coup, on se dit surtout MAIS PUTAIN COMMENT IL A FAIT CA !!! Et dans Rocket League, vous allez vous dire ça éternellement. Parce qu’ensuite on essaye, on retourne voir le tutoriel avancé, on commence les entraînements intégrés au jeu, on expérimente, on pose des questions aux joueurs plus expérimentés… Puis on apprend à voler pour marquer, pour faire un arrêt, monter sur les murs pour jouer la balle, diriger sa voiture en l’air, centrer à l’aide des murs et des coins, et à jouer en équipe. Car contrairement à un jeu de foot classique où il est facile de faire une passe à son pote pour qu’il aille marquer « parce qu’il est meilleur », sur Rocket League c’est tout un art de se comprendre, de se placer en fonction de l’autre, de réussir à lui faire une passe bien calibrée… Et c’est souvent ça qui fait la différence : plus on monte en niveau, plus le placement et la coordination vont être primordiaux. Si vous vous retrouvez à deux en l’air à essayer de prendre un même ballon, il faut vraiment qu’un des deux fasse quelque chose de très bon pour que ça ne devienne pas une situation compliquée pour l’équipe ! Et c’est plus facile à dire qu’à faire… Avec la vitesse du jeu, la caméra qui ne permet pas de tout voir et qui peut beaucoup bouger, la situation « urgente » qui peut précipiter une décision, un coéquipier qui ne prévient pas qu’il y va, les sources de boulette sont nombreuses. Puis il y a toujours la faute technique, le tir qui part en arrière, l’arrêt complètement foiré, le centre dans les roues ou de l’autre côté du terrain… Ce jeu est impitoyable, mais c’est ce qui fait son charme !

 

Après, on peut s’amuser dans un des nombreux modes de jeux qui ont fleuri petit à petit sur Rocket League au fil des mois, des DLCs et des événements : Hockey avec un palet, Basket avec des paniers, Rocket Labs avec des terrains improbables, Rumble avec des power-ups à la Mario Kart… Ils ont tous leur apport de fun et d’originalité, et certains permettent même de se perfectionner dans certains domaines, afin de progresser et d’espérer monter en classement. Car oui, Rocket League est un jeu compétitif. Du 1vs1 au 3vs3, avec des amis ou en random, on peut se mesurer aux autres avec des classes de niveau, et des règles un peu plus strictes : tout le monde se connecte en même temps, personne ne part (sans prendre de sanction et ne plus pouvoir jouer pendant quelques minutes), seul l’abandon peut être voté à l’unanimité d’une équipe. Ce sont pas moins de 15 « rangs » regroupés en 4 catégories, chaque rang étant lui-même morcelé en 5 divisions afin de pouvoir voir un peu plus facilement sa progression. Le graal de tout joueur est le rang « Grand Champion », mais il faudra se battre et passer par les rangs espoir, challenger et étoile avant d’arriver chez les grands. Bon courage !

 

On peut aussi créer des parties privées, pour se retrouver entre amis. Les possibilités sont grandes : on retrouve tous les modes de jeu publics, avec la possibilité de faire ses propres modifications ! Gravité, puissance des boosts, explosions amies, forme et taille du ballon, couleurs et noms des équipes, temps de jeu… Ca ne sera pas toujours très jouable ou fun très longtemps, mais ça peut permettre de varier et de se prendre de bons fou-rires ! C’est en tout cas un autre atout pour ce jeu multijoueurs, bonne ambiance et modulable. Le seul point sur lequel ils auraient pu faire encore plus fort, c’est la possibilité d’inviter ses amis consoleux à jouer en partie publique avec nous. Parce que oui, Rocket League est cross-platform, on peut jouer avec des joueurs PS4 et Xbox One ! La seule limitation étant que l’on peut faire des groupes uniquement homogènes : retrouver ses amis sur console se fera en match privé, ou ne se fera pas. Dommage !

 

Venons-en un peu au reste de la technique : le jeu est plutôt agréable visuellement sans être une claque absolue, et sans avoir besoin d’une grosse machine pour le faire tourner comme il faut. Bon point donc. Le seul bémol sera pour le terrain Aquadome qui est plus gourmand et affiche beaucoup d’aliasing, même avec le meilleur réglage du jeu. Il faut passer alors par un Anti-Aliasing plus efficace via les pilotes de votre carte graphique, mais là le jeu devient beaucoup plus gourmand ! La physique du jeu est bonne, très très peu de bugs, de rares problèmes pour se connecter aux serveurs en match classé, les serveurs sont très rarement affectés par du lag : Psyonix a bien géré son affaire, peu de frustration de ce côté !

 

Par contre, je vous mets en garde : c’est le jeu qu’on lance facilement quand on a un peu de temps à tuer. Il est 22h, la miss regarde un truc chiant à la télé ? La partie fait 5 minutes, on se dit « J’en fais 4 ou 5 ». Ahah. Petit conseil : si vous avez un clavier avec afficheur, mettez l’heure dessus ! Les premières soirées, on regarde d’un coup l’heure et « Oh merde, 3h24 ! ». Une fois qu’on sait ça… On peut aussi rester très tard, car même si on en est conscient, c’est tellement bon et facile d’en faire « une dernière »… Dans laquelle on perd sur un but moisi après 4 minutes de prolongations, et qui fait qu’on relance immédiatement une revanche, parce que « Tu comprends, on ne peut quand même pas finir sur ça ! ».

 

 

Au final…


Si vous aimez les jeux multi, fun, faciles au début et avec une marge de progression infinie, c’est fait pour vous. C’est un peu « le jeu de contrée » du jeu vidéo : on peut faire une partie rapidement, on peut chambrer ses adversaires et ses partenaires, on comprend vite les règles, on peut toujours mieux jouer et au pire… On peut toujours blâmer la chance des opposants 😉 Aucun besoin d’aimer les jeux de foot. Mon ressenti, c’est le même fun, la même progression vers le skill qu’un Trackmania où tu peux finir un circuit en une minute et t’amuser. Puis le refaire au bout de 3 mois de jeu et faire 48 secondes. Et te dire « je pourrai peut-être faire mieux ! ». Mais même si on peut faire mieux, on s’amuse. On râle beaucoup parce qu’on sait qu’on rate des trucs, qu’on pourrait aller plus haut, mieux faire, mais on s’amuse. C’est l’argent le mieux dépensé dans un jeu vidéo depuis Borderlands 1&2 pour moi ! 

 

4 stars

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